La cigarette électronique est entrée dans les mœurs et plus de 3 millions de Français l’ont déjà adoptée. Pourtant, la cigarette électronique reste parfois décriée. Petit tour d’horizon des idées reçues sur le sujet, battues en brèches par la science.

« Vapoter, c’est pire que fumer »

Une étude clinique datée du mois de juin 2018 a montré que les substances présentes dans les e-cigarettes blu seraient jusqu’à 95% moins nocives que la fumée de cigarette. Normal : l’e-cigarette fonctionne sans combustion, elle protège donc l’utilisateur des substances présentes dans la fumée de tabac.
Quant aux composants des e-liquides (propylène glycol, glycérine végétale, arômes), ils entrent dans la composition de produits alimentaires et cosmétiques courants. Enfin, la nicotine purifiée de qualité pharmaceutique présente dans les e-liquides n’est pas dangereuse aux doses où elle est consommée quand on la vaporise au moyen d’une cigarette électronique.

« On ne sait pas ce qu’il y a dedans »

Les matériaux intervenant dans la fabrication des matériels et dans la composition des e-liquides sont soumis à des normes strictes. Les principaux fabricants français d’e-liquides ont élaboré les premières normes volontaires mondiales de qualité, de sécurité et d’information, et plus de 20 000 e-liquides disponibles sur le marché français sont conformes à la transposition de la Directive européenne sur les produits du tabac de 2016 et répondent aux exigences de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Leurs composants sont de qualité pharmaceutique et assemblés, en France, dans des usines répondant aux normes ISO 22000 d’hygiène, de sécurité et de traçabilité. Selon le Dr Konstantinos Farsalinos, qui dirige des travaux sur le vapotage au Centre de chirurgie cardiaque Onassis d’Athènes et à l’Université de Patras, des métaux lourds ont été détectés dans la vapeur d’e-cigarette, mais à des taux bien inférieurs aux limites fixées par la Food and Drug Administration (FDA) pour la prise quotidienne de médicaments par inhalation. Sans danger, donc, pour la santé.

« On ne connaît pas les effets à long terme »

On ne sait pas « tout » de l’e-cigarette, puisqu’elle est apparue il y a une quinzaine d’années seulement, mais on sait que vapoter permet aux fumeurs, qui représentent 98% des vapoteurs, de réduire leur consommation de tabac, et donc les risques sanitaires liés au tabagisme. Une étude menée par le Pr Riccardo Polosa, directeur de l’Institut de médecine de l’Université de Catane, a observé pendant plus de trois ans des vapoteurs n’ayant jamais fumé – un profil rare, qui permet de mettre en évidence l’impact de l’e-cigarette sur la santé. Ce spécialiste du vapotage n’a pu constater, de façon clinique, aucun changement physiologique. On ne peut évidemment pas exclure l’apparition de symptômes à très long terme, mais en l’état des connaissances scientifiques, on peut parler de bénéfices du vapotage plutôt que de risques pour la santé.

« La nicotine est une drogue dure »

Appréciée notamment pour ses effets stimulants proches de ceux de la caféine, la nicotine entraîne une dépendance car elle se fixe sur des récepteurs cérébraux qui libèrent de la dopamine, un neurotransmetteur qui provoque une sensation de plaisir. Le consommateur reproduit donc l’expérience pour déclencher ce système de récompense. Mais la nicotine n’est pas une drogue dure, car elle ne met pas en péril la vie de ses consommateurs et de leur entourage. Elle n’est létale qu’à des doses massives, entre 500 et 1000 mg au moins pour un adulte, selon une étude de l’Université de Graz en Autriche, bien supérieures aux concentrations autorisées dans les e-liquides en France.
Il faut savoir aussi que, si la nicotine rend dépendant, comme le café ou le chocolat, elle est moins addictive quand elle est vaporisée, car elle parvient beaucoup lentement dans l’organisme que lorsqu’elle est fumée. Avec une e-cigarette de dernière génération, il faut en effet vapoter plus de 30 minutes pour obtenir la dose de nicotine délivrée en 5 minutes par une cigarette.

« Le vapotage passif est dangereux »

Le tabagisme passif, qui présente des risques pour la santé de l’entourage du fumeur, est défini par l’inhalation involontaire de la fumée émise par un cigare ou une cigarette : la fumée dite « primaire », exhalée par le fumeur ; la fumée dite « secondaire », émise par la cigarette en train de se consumer ; et la fumée dite « tertiaire », qui se dépose dans les tissus et les meubles, et se rediffuse lentement dans l’atmosphère.
Qu’en est-il de l’e-cigarette ? Première certitude : elle fonctionne sans combustion et ne produit pas de fumée, mais de la vapeur, dont la quasi-totalité de la nicotine (94%), du propylène glycol (92%) et de la glycérine végétale (89%) sont absorbés par le vapoteur lui-même, comme l’a démontré le chercheur Neal Benowitz, le « pape » américain de la nicotine de l’Université de Californie de San Francisco. De son côté, le Dr Grant O’Connell a, pour Fontem Ventures, étudié la vapeur exhalée par les vapoteurs : elle contient des substances potentiellement problématiques, mais à des concentrations infinitésimales, nettement inférieures aux seuils autorisés. Enfin, la cigarette électronique ne dégage aucune vapeur dite « secondaire » ou « tertiaire ». On est donc en droit de penser, avec la science, que le vapotage passif ne présente pas de danger pour l’entourage du vapoteur.

Partager

Haut de page

GET 10% DISCOUNT ON YOUR FIRST BLU ORDER!

Sign up to be the first to know about upcoming deals and receive 10% off your first order.

Non merci